Secteur électrique

Le Cameroun est une puissance énergétique en devenir, qui dispose d’importantes ressources en hydroélectricité et en énergies renouvelables, alors qu’elles sont modestes en hydrocarbures.

Il possède cependant des gisements de gaz naturel aujourd’hui estimés à 6,6 TCF soit environ 186 Milliards de m3. En matière d’électricité, le Cameroun possède le second potentiel hydroélectrique en Afrique Sub-saharienne (19,7 GW de potentiel technique équipable pour un productible de 115 TWH/an) aujourd’hui valorisé à moins de 5% (moins de 750 MW de puissance hydroélectrique installée en 2010).

Concernant l’énergie solaire, le Cameroun dispose d’un potentiel abondant et disponible surtout dans sa partie septentrionale. Mais son exploitation reste faible. L’insolation moyenne dans la partie nord du pays est de 5,8 kWh/m2/j et dans la partie sud 4 kWh/m2/jour. On observe ainsi, une insolation moyenne de 4,9 kWh/m2/j pour l’ensemble du pays, malgré une couverture nuageuse importante. Selon les études récentes, le Cameroun présente des sites éoliens économiquement exploitables dans les régions de l’Ouest et de l’Adamaoua.

Le cadre légal du secteur de l’électricité initialement défini dans la loi n° 98/022 du 24 décembre 1998, qui a été revu et amélioré par la loi n° 2011/022 du 14 décembre 2011, établit les règles de jeux dans le secteur de l’électricité en le rendant plus libéral tout en mettant en place des incitations de nature à rassurer et à attirer le secteur privé national et étranger. Ces lois clarifient le rôle des acteurs principaux du secteur qui sont l’Administration en charge de l’électricité, le Régulateur et les agences de promotion de l’électrification rurale, des énergies renouvelables, de la maîtrise de l’énergie, entre autres instruments nécessaires pour garantir un bon fonctionnement du secteur et un développement durable.

 

     

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