Formation BADGE : Régulation de l’Energie dans les Pays Francophones.

Les personnels de l’ARSEL, recrutés par l’Association pour la Formation dans les Industries de Réseau (AFRIR), ont tenu leur 2nde session de formation BADGE- Régulation de l'Energie dans les Pays Francophones à Paris les 05-18 février 2018 dans les locaux de l'école des mines de Paris (MINES Paris Tech).

En référence à la thématique de la formation" l’ouverture à la concurrence du secteur de l’électricité dans les pays africains", l’objectif global est de former les cadres africains en charge des questions de régulation dans le domaine de l’électricité, en faisant collaborer des experts avérés en la matière, tant français et qu’africains.

Comme suite de la 1ère session tenue à Abidjan dont l’objectif spécifique était de mettre à niveau les participants sur des notions de bases afférentes aux réformes électriques, la 2ème session visait de façon spécifique à :

  • examiner les signaux positifs et négatifs des réformes électriques engagées dans les pays africains, et notamment par le retour d’expériences de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Mali et de la Mauritanie ;
  • proposer des actions pour optimiser les réformes engagées compte tenu de la différence du degré d’ouverture à la concurrence des pays.

En matière de signaux positifs des réformes engagées, la mise en œuvre de la décision d’ouverture à la concurrence s’est généralement accompagnée d’un processus régulatoire confié à des Autorités Administratives Indépendantes afin de permettre le passage d’une structure de monopole à une structure concurrentielle. Ces autorités spécialisées sont appelées à maitriser et exercer les pouvoirs conférés par l’Etat, et réguler suivant des principes de non-discrimination, de proportionnalité et de transparence. Par ailleurs,  l’accès non discriminatoire des Tiers aux Réseaux est un catalyseur de l’ouverture du marché dont le but final est la satisfaction du consommateur.

Les signaux négatifs ont été abordés, au cours d’un atelier, dans le cadre du retour d’expériences de Côte d’Ivoire, du Cameroun, de Mauritanie et du Mali.  L’on a pu se rendre compte que les réformes électriques engagées au Cameroun comme dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne renvoient encore des signaux mitigés aux investisseurs et les résultats escomptés restent insignifiants pour impulser le développement économique de ces derniers.

Aussi, la maitrise des objectifs desdites réformes et leur optimisation sont des moyens suggérés pour une ouverture à la concurrence efficace, et  l’atteinte du bien-être collectif  dans le secteur de l’électricité. En guise d’optimisation desdites réformes, l’on a pu proposer de manière non exhaustive: i) la planification de la production ; ii) la juste rémunération des producteurs ; iii) la régulation indépendante ; iv) la maitrise des risques de contractualisation ; v) l’optimisation de l’exploitation des opérateurs ; vi) la mise en place de mécanismes de soutien des Energies Renouvelables (EnR) ; vii) le règlement des différends ; viii) la mise en place des marchés de gros, et notamment un marché régional d’électricité.


     

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